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La Lettre paroissiale de Mai contenait un additif sur les sacrements du Baptême, de la Confirmation, et de l’Eucharistie ; celle de Juin proposait une information sur les sacrements de l’Ordre, et du Mariage. Voici dans cette Lettre d’été une présentation par le P. Auguste des sacrements de la Réconciliation, et de l’Onction des malades :

Les sacrements de la guérison :

Les deux sacrements de la guérison sont: le sacrement de la Réconciliation et le sacrement de l’Onction des malades. Le Christ, médecin de l’âme et du corps, les a institués parce que la vie nouvelle qu’il nous donne par les sacrements de l’initiation chrétienne (Baptême, Confirmation et Eucharistie) peut être affaiblie et même perdue à cause du péché. C’est pourquoi le Christ a voulu que l’Église, par la force de l’Esprit Saint, continue son œuvre de guérison et de salut grâce aux deux sacrements de guérison.

Le sacrement de la Réconciliation

Ce sacrement est appelé sacrement de Pénitence, de Réconciliation, du Pardon, de la Confession, de la Conversion.

Il a été a institué par le Christ ressuscité quand il est apparu à ses Apôtres, le soir de Pâques, et qu’il leur a dit: « Recevez l’Esprit Saint; tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus » (Jean 20,22-23).

Quelle que soit la manière dont il est célébré, le sacrement de la réconciliation comporte toujours deux éléments essentiels : l’aveu de son péché (accompagné du repentir) et l’absolution du prêtre qui, au nom de Christ, accorde le pardon.

Le ministre de ce sacrement est l’Evêque et le prêtre. C’est aux Apôtres et à leurs successeurs que le Christ a confié le ministère de la Réconciliation. Ils deviennent ainsi les instruments de la miséricorde de Dieu. Ils exercent le pouvoir de pardonner les péchés au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Étant donné la délicatesse et la grandeur de ce ministère et le respect dû aux personnes, tout confesseur est tenu, sans exception aucune et sous peine de sanctions très sévères, de garder le sceau sacramentel, c’est-à-dire l’absolu secret au sujet des péchés dont il a connaissance par la confession.

Les effets de ce sacrement sont : la réconciliation avec Dieu et avec l’Église, le retour dans l’état de grâce, la paix et la sérénité de la conscience. Le sacrement donne aussi la grâce nécessaire pour guérir des blessures reçues ou infligées et fait grandir des forces spirituelles pour vivre en chrétiens.

A l'occasion des grandes fêtes (Noël et Pâques), notre Paroisse a l’habitude d’inviter les chrétiens (baptisés) à vivre ce sacrement pour mieux se préparer à communier aux mystères célébrés pendant ces fêtes.

D’autre part, nous ne devons pas attendre les temps forts pour nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et sœurs ; chaque fois qu’un péché grave pèse sur notre conscience, n’hésitons pas à prendre rendez-vous avec un prêtre de la Paroisse ou d’ailleurs pour vivre ce sacrement.

Comment s’y prendre pour ceux qui n’ont pas l’habitude ?

Le sacrement de réconciliation est donné individuellement dans un dialogue de prière entre le prêtre et vous :
- Vous demandez le pardon de Dieu et avouez vos péchés ;
- Le prêtre vous aide à mesurer la grandeur de l’amour de Dieu et de sa miséricorde ;
- Vous dites une prière de contrition, c’est-à-dire de repentir ;
- Le prêtre vous donne l’absolution (le pardon des péchés de la part du Seigneur) et vous invite à un acte concret ou à une prière manifestant une ferme volonté de vivre le pardon de Dieu.

Le sacrement de l’Onction des malades

La compassion de Jésus pour les malades et les nombreuses guérisons qu’il opérait sont un signe évident qu’avec lui est arrivé le Royaume de Dieu, et donc la victoire sur le péché, sur la souffrance et sur la mort. Par sa passion et sa mort, il donne un sens nouveau à la souffrance, qui, si elle est unie à la sienne, peut devenir un moyen de purification et de salut pour nous et pour les autres.

L’Eglise, ayant reçu du Seigneur le commandement de guérir les malades, s’emploie à le réaliser par les soins qu’elle leur apporte, ainsi que par la prière d’intercession avec laquelle elle les accompagne. Elle dispose surtout d’un sacrement spécifique en leur faveur : l’Onction des malades, qui a été institué par le Christ lui-même et attesté par saint Jacques : « Si l’un de vous est malade, qu’il fasse appeler les anciens de la communauté qui prieront pour lui en pratiquant une onction d’huile au nom du Seigneur. Leurs prières, inspirées par la foi, sauveront le malade, le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés. » Saint Jacques 5, 14-15

Ce n’est pas d’abord le sacrement des mourants. L’onction des malades est le sacrement adapté à tous ceux qui sont atteints d’une maladie grave, à tous ceux dont la santé commence à être sérieusement atteinte par la maladie ou la vieillesse. Il peut être reçu, par exemple, quelque temps avant une opération chirurgicale importante.

Le même fidèle peut recevoir ce sacrement plusieurs fois, si l’on constate une aggravation de la maladie ou dans le cas d’une autre maladie grave.

Il ne peut être administré que par les prêtres (Évêques ou prêtres).

La célébration du sacrement comporte deux éléments essentiels : l’imposition des mains du prêtre et l’onction d’huile faite sur le front et sur les mains du malade. Le tout, accompagné de la prière du prêtre, qui implore la grâce spéciale du sacrement.

La grâce première du sacrement est une grâce de réconfort, de paix et de courage. Le sacrement accorde aussi le pardon des péchés si le malade n’a pas pu l’obtenir par le sacrement de la Réconciliation ; le rétablissement de la santé dans certains cas. Et si le sacrement est reçu au seuil de la mort, il prépare le cœur au passage à la vie éternelle.

Tout comme l’huile des catéchumènes et le Saint Chrême, l’huile des malades a été bénite par l’Évêque au cours de la Messe Chrismale du Jeudi Saint : cela montre bien que le malade est soutenu par la sollicitude et la prière de toute l’Église.

Le sacrement de l’Onction des malades peut être conféré à un chrétien individuellement (à son domicile, entouré de quelques membres de sa famille, ou sur son lit d’hôpital). On peut aussi organiser une célébration communautaire de l’Onction des malades dans une église.

A partir de la prochaine rentrée pastorale, notre Paroisse propose chaque année deux célébrations communautaires du sacrement de l’Onction des malades : en novembre, et en février à l’occasion de la Journée mondiale des malades.

En dehors de ces deux moments, le chrétien qui en ressent le besoin peut demander au prêtre de recevoir individuellement ce sacrement.

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